maçonnerie & choeur mixte

Installation vivante participative

Création « bonsoir la compagnie »

 

Ven 13.6 de 18h à 19h / Sam 14.6 de 18h à 19h/ 

Dim 15.6 de 14h à 15h

Esplanade de Montbenon, Lausanne

Venez participer à la construction d’un monument éphémère en accrochant à sa charpente un objet de votre choix dont vous n’avez plus l’usage, ou en venant en retirer un que vous emporterez avec vous. Et amenez votre pique–nique pour la pause sandwich.

Concept & mise en scène: Marie-Aude Guignard

Collaboration scientifique : Sandra Guinand Ceat-EPFL

Collaboration artistique: Joëlle Fontannaz, Dominique Tille & le Chœur de la Cité

Collaboration gestion de projet: Samira Ben Mansour

Construction scénographie: Puissance L

Régisseur plateau: Louis Jacob

L’ E D I F I C E  questionne notre patrimoine, notre identité individuelle et collective, notre héritage, notre rapport au temps et à la transmission en termes de responsabilités, de valeurs et de croyances.

Table-Ronde destinée au public « C’est quoi le patrimoine ? » organisée par Sandra Guinand Ceat-EPFL.

Dim 15.6 à 15h30 Casino de Montbenon

Médiation dans les écoles: Sandra Guinand & Marie-Aude Guignard

Coproduction « bonsoir la compagnie », Festival de la Terre

En partenariat avec la Ceat-EPFL

Avec le soutien de l’Etat de Vaud, Pour-cent culturel Migros

Démarches

« En 1988, j’ai 12 ans, un palmier sur la tête et je prends l’avion pour la première fois. Nous allons à Chypre. Je rêve d’hôtel avec piscine, nous louons une voiture et écumons les ruines de l’île. Mon père nous lit le guide Michelin, ma mère cherche le pilier de l’apôtre Paul. J’ai toujours soif, nous transportons une gourde. Et puis mon père remballe son guide et me dit: « Tu vois, un jour un homme a pris cette pierre et l’a posée là » ».

Aujourd’hui, nous avons égaré une partie de nos rites et perdu le sens du cérémonial. En parallèle, nous participons à un système qui s’appuie sur le désir et l’affect en créant de la demande pour répondre à l’offre. Les centres commerciaux sont devenus des lieux de culture et de rencontres, la science promet de participer au progrès de la société et la menace de l’apocalypse nous est présentée comme la conséquence de nos comportements.

Qu’est-ce que l’on traîne derrière nous? Qu’est-ce que l’on est en train de construire et sur quelles croyances?

Et finalement, de l’Abbatiale de Romainmôtier au Rolex Learning Center, quels sont les édifices représentatifs des lieux de culte de la société « vaudoise » actuelle?

« Eriger un édifice est l’occasion d’attester l’existence, la réalité de quelque chose, de marier la matière et l’esprit, avec la volonté d’une inscription dans la durée. Ici, il est difficile de définir quand la construction aura commencé; au moment où j’écris ces lignes, à l’instant où chacune des briques-reliques a été achetée, ou le premier jour des représentations? Enfin, le monument est voué à être éphémère. C’est sa condition. Il est régi par les codes de l’art vivant, et plus largement, à l’image des villes et du monde en perpétuelle mutation. La pérennité de l’entreprise est volontairement non mesurable, puisqu’elle résidera uniquement dans le souvenir ou la sensation, la mémoire et l’histoire de ce qui s’est produit, pour chacun, au cours de l’expérience collective vécue. »

Marie-Aude Guignard / bonsoir la compagnie

« L’EDIFICE, en tant que construction, amène à nous interroger sur les relations que nous entretenons avec notre environnement et les éléments qui le façonnent, la manière dont nous le construisons, préservons ou encore le détruisons… En effet, quelles relations noue-t-on avec les objets qui nous entourent? De quels symboles sont-ils porteurs? Et quelle(s) valeur(s) leur attribue-t-on? À quoi ces dernières nous renvoient-elles? Est-ce la dimension esthétique? Est-ce la profondeur historique? Ou encore la dimension expérientielle qui nous touche?

Qu’est-ce que L’EDIFICE ou les édifices nous indiquent sur notre rapport au temps? A l’histoire? Aux histoires? Nos édifices sont-ils construits pour durer ou pour une période donnée? Ces éléments représentent, nous semble-t-il, des points d’entrée intéressants pour penser le patrimoine et, plus particulièrement le patrimoine de demain dans une perspective durabiliste. »

Sandra Guinand / Ceat-EPFL