Installation collective participative « Immortels »

Un point fort de cette édition 2017 : chacun est invité à participer à une démarche artistique collective en contribuant à la création d’une œuvre monumentale.

Après l’installation « Messages pour la Terre » en 2016, qui a connu un beau succès et a constitué un point fort du festival, la collaboration avec l’artiste Cedric Bregnard aura comme sujet les arbres vénérables dans le cadre de « Retour aux Sources ». Sur toute la durée du festival, du vendredi au dimanche, l’installation sera co-créée grâce à la contribution des festivaliers.

L’installation regroupe trois essences d’arbres issues de différents lieux sur Terre : le mélèze en Suisse, le chêne en France et l’olivier en Crète.

Chaque spécimen est perçu comme le patriarche de son espèce, vénérable témoin âgé de 1 000 à 5 000 ans selon l’espèce, et de ce fait invite plus que jamais au respect et à la fascination. Symbole de l’axe Terre-Ciel dans toutes les civilisations, l’arbre évoque un ancrage et un lien avec les racines de l’homme et avec ses ancêtres.

Sur l’une des faces de l’installation, les visiteurs seront invités à s’inspirer de leur présence pour dessiner à leur tour, dans la silhouette d’un tronc unique, un fragment d’écorce à l’aide d’une palette de couleurs acryliques mises à disposition. Chaque participant est invité à continuer l’un des fragments réalisés avant lui.

Cette installation sera en lien direct avec un work in progress autour des arbres millénaires, qui se déroulera durant toute l’année 2017 au Café de la Maison des arts du Grütli à Genève, et avec une résidence d’artiste au Japon, durant le printemps 2017, sur la pratique des rituels liés aux ancêtres du peuple d’Okinawa. Les fruits de cette résidence seront exposés dès le 19 août dans l’ancienne église des Jésuites de Porrentruy, dans le cadre de l’expo collective Jura – Okinawa III.


Cette installation bénéficie du soutien de Migros pour-cent culturel

 

Cedric Bregnard

Né en 1974, Cedric Bregnard vit et travaille en Suisse. La singularité de son travail réside dans la maitrise technique de ses recherches, très proches du sujet «Art & Science». Sa démarche s’inscrit dans la photographie plasticienne où il met la haute technologie contemporaine au service de codes anciens. Les notions de temporalité et d’échelle (de la macro au micro en haute définition) sont quelques-unes des clés utilisées par l’artiste pour faire entrer le spectateur dans un monde parallèle où l’énergie devient palpable. Conjointement à son travail d’artiste, Cedric Bregnard a enseigné la photographie à l’Ecole de photographie de Vevey, ainsi qu’à ERACOM (Ecole Romande d’Art et de Communication) de Lausanne de 1999 à 2006. Il expose son travail en Suisse et à l’étranger. Ses œuvres font partie de grandes collections privées et publiques : Centre National des Arts de Mexico (MX) Banque Cantonale du Jura (CH), Ville de Genève (CH), Collections privées au Japon, Hollande, Autriche, USA.

S’interrogeant sur cette relation d’énergie entre humain et nature, Cedric Bregnard s’intéresse depuis plus de 15 ans aux métamorphoses et à leur beauté singulière. Il s’est d’abord attaché à suivre celles de l’homme, à travers une série photographique de portraits de personnes décédées. Il les a réalisées dans le plus grand respect et grâce à la bienveillance d’une maison de soins palliatifs, pionnière dans la qualité de l’accompagnement en Suisse romande. «Passage» a été son premier travail sur les transitions de la vie vers la mort et il marquait, en 1998, la fin de sa formation à l’École de photographie de Vevey.

La ressemblance entre les cycles humains et ceux de la nature a ensuite retenu son attention. Il réalisa plusieurs séries photographiques sur la croissance et les cycles des plantes à partir de leurs graines. C’est au Japon, en 2010, que ces séries ont pris un nouveau sens, à l’occasion d’une exposition à l’initiative de M. Okada curateur du centre d’art Spiral de Aoyama à Tokyo. Dès lors Cedric Bregnard continue à explorer l’essence de la vie dans cet univers végétal, à chercher des traces insignifiantes pour nos yeux qui, très sollicités par la course au progrès, ne retiennent que les apparences.

«Il y a ce mouvement de la vie en moi, animé par un lien subtil mais puissant, mystérieux, qui me traverse et me relie de la Terre au Ciel. »